Observatoire bovin normand

Les flux rss du siteImprimer la page

L'observatoire bovin est une note trimestrielle sur l'évolution du cheptel bovin, pour la région Normandie et chacun de ses départements.

Observatoire bovin normand au 4e trimestre 2016

Après avoir résisté jusqu’au 3e trimestre 2016, le cheptel normand diminue légèrement au 31 décembre, tiré par une réduction des effectifs de mâles et par une érosion des effectifs de femelles laitières.

Élevages


Au 31 décembre la baisse structurelle du nombre d’élevages laitiers (-5%) s’accentue par rapport à début 2016.
Cette évolution  montre une légère hausse des arrêts d’activité laitière au 4e  trimestre 2016.

Effectifs

La Normandie compte 2 215 500 bovins au 31/12/16. Un cheptel en légère baisse : -16 500 têtes par rapport à 2015.
Mais au-delà de cette tendance, il faut noter des évolutions toujours très contrastées des effectifs mâles et femelles sur le 4e  trimestre : -3,7% en mâles et + 0,1 % en femelles.
Et c’est le troupeau allaitant, notamment les vaches (+2 % sur 1 an), qui tire principalement les effectifs bovins. Les effectifs de vaches laitières sont stables sur un an, le nombre de génisses laitières diminue de son côté.
Les évolutions contrastées du cheptel bovin sur le territoire se confirment : la baisse du  nombre d’élevages laitiers est accentuée en Seine-Maritime et dans l’Eure (-6 %) par rapport aux autres départements et les effectifs vaches laitières diminuent nettement dans ces 2 départements (-2 à -3 %) contrairement à la tendance normande de stabilité.

Engraissement

L’année 2016 a vu les mises en place fluctuer au long de l’année : baisse au printemps puis hausse de juillet à octobre avant de terminer en net recul. Au final les mises en place mesurées par l’écart vente-achat de broutards viande et croisés sur la Normandie conduisent à un recul de 3 000 mises en place par rapport à 2015, une année qui avait déjà vu un recul des mises en place de 11 000 têtes.

En 2 ans de 2014 à 2016 le solde d’engraissement de broutards en Normandie est passé de + 10 200 à – 3 900 têtes. Et même si les naissances en viande ont été plutôt en hausse, la vente de jeunes bovins viande et croisés baisse en 2016 de 1 % à 95 900 têtes.

En parallèle la baisse des ventes de taurillons laitiers est plus conséquente à – 7 %. Cette baisse est liée à des moindres naissances de veaux laitiers, qui affectent aussi les ventes de veaux de boucherie (-3% sur un an) et de boeufs (-1%).

Sur le dernier trimestre les réformes laitières s’accélèrent (+ 7 %) pour atteindre un volume supérieur de 3 % sur un an.

En viande malgré un ralentissement sur le dernier trimestre, les réformes viande sont en hausse de 1% sur l’année.